La découverte des carnets : version 3

Une rumeur prétend qu’Ostende m’aurait remis ces carnets en mains propres, dans le point d’orgue d’une relation houleuse dont nous aurions fini par nous extraire bouleversés et amers*. Il aurait accompagné son geste du commentaire suivant : vous êtes la seule personne capable de me comprendre.

Cette rumeur grandiloquente est dépourvue de tout fondement.
(*Une partie de cette relation supposée est rapportée, quoique de façon assez elliptique, dans mon premier roman ; s’y reporter ne fournira cependant pas autre chose qu’un éclairage biaisé et sujet à caution sur la vraie vie du peintre.)